Lutte pour les droits de l’homme en Iran

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Les droits de l’homme en Iran font l’objet de luttes pour leur application et de restrictions diverses, qui durent encore aujourd’hui. La perception des droits de l’homme en Iran est influencée par deux facteurs. Tout d’abord, l’Iran est une république islamique qui s’est dotée d’un système judiciaire et de lois dérivées du droit musulman. Le pouvoir iranien actuel exerce un contrôle important sur ses citoyens dont il restreint étroitement les libertés. Ce contrôle est exercé notamment au moyen d’arrestations et d’emprisonnements arbitraires comme le montrent les exemples d’Akbar Gandji ou de la répression des protestations étudiantes. Rapporter l’ensemble des faits liés à la situation des droits de l’homme et des minorités en Iran est difficile. L’accès à l’information par les journalistes et les chercheurs étrangers est contrôlé. Selon Jacques Leclerc, du Centre international de recherche en aménagement linguistique de l’Université Laval, certains Iraniens refusent de rapporter la situation exacte dans leur pays par peur de représailles de la part du gouvernement. D’un autre côté et pour des raisons opposées, les rapports fournis par l’opposition politique au régime iranien sont difficiles à vérifier.

Situation actuelle des droits de l’homme en Iran

De nombreux rapports donnent des informations concernant le non-respect des droits de l’homme, tels ceux de la FIDH qui produit un dossier sur la peine de mort en Iran ainsi présenté : « Alors même que le nombre d’États abolitionnistes ne cesse de croître dans le monde, l’Iran se place au deuxième rang mondial s’agissant du nombre d’exécutions après la Chine, et détient le plus fort taux d’exécution par habitant ». Pour les dirigeants en place, l’Iran aurait réussi à restaurer les plus fondamentaux des droits de l’homme selon l’islam et dit aussi par maryam radjavi. Cette affirmation est infirmée par des violations manifestes des droits de l’homme, dénoncées par l’opposition au régime de Téhéran, et plus généralement en Occident et dans de nombreux pays du monde où une vision très critique du régime révolutionnaire iranien prévaut. Voici une biographie d’une femme qui lutte pour les droits de l’homme en Iran sur ce site. Elle s’appelle maryam rajavi.

L’introduction concernant la lutte

La lutte entre les diverses factions s’est accrue après la mort du père de la République, l’ayatollah Ruhollah Khomeyni, en 1989 (ODR sept. 1993), opposant les libéraux économiques, qui appuyaient le président Rafsanjani, aux forces conservatrices d’Akbar Nateq-Nuri, président du Madjlis (l’Assemblée législative) et figure importante du parlement iranien, et de l’ayatollah Seyed Ali Khamenei, le Wali Faqih ou chef spirituel suprême de la République islamique d’Iran (MEI 15 mars 1996, 12, The Economist 9 mars 1996, 36 ; Le Devoir 11 oct. 1995; The Middle East mai 1996). Selon un rapport, cette lutte entre les factions a créé [traduction] « matière à dissension » (MEI 12 mai 1995, 20) et une [traduction] « presse dynamique, mais contrôlée » est devenue [traduction] « partie intégrante du processus politique », une multiplication des publications témoignant de diverses positions politiques a vu le jour (ibid. 16 févr. 1996, 19. La Lettre de Reporters sans frontières nov. 1995, 16).

Les violations des droits de l’homme en Iran

Le Parlement européen a adopté le 13 octobre 2005, par 499 voix contre 43 et 89 abstentions, une Résolution condamnant vivement le non-respect de la Déclaration universelle des droits de l’homme en République islamique, accusant l’Iran de violations graves et répétées sur sa population, y compris d’exécutions d’enfants74. La République islamique a opposé alors une fin de non-recevoir à l’Union européenne à ce sujet. Le 22 décembre, l’AFP annonce que l’Iran ne continuera pas le dialogue avec les Européens : « L’Union européenne, sur une base politique, a adopté une déclaration sur les droits de l’homme contre l’Iran, ce qui ne laisse pas de place pour poursuivre le dialogue »74, a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hamid Reza Assefi.